VOTRE BUDGET EST VOTRE PRIÈRE LA PLUS SINCÈRE !
 L’argent n’est pas seulement un moyen : c’est une puissance. L’Évangile lui donne un nom : Mammon. Non pour diaboliser la monnaie, mais pour dévoiler un maître possible : il promet la sécurité (« avec moi tu ne manqueras pas ») et réclame en échange notre loyauté.Faites un test simple : relisez vos dépenses comme une liturgie. À quoi rendez-vous un culte ? On peut faire semblant avec des mots, des convictions, des postures. Avec l’argent, c’est plus difficile : nos priorités s’écrivent en chiffres – et nos peurs aussi.Dès lors, la question n’est pas « combien ? » mais « qui décide ? ». Ma peur de perdre, mon besoin d’être reconnu, mon désir de me protéger du lendemain… ou ma liberté ?Les Actes racontent Ananias et Saphira : ils ne sont pas jugés pour n’avoir pas tout donné, mais pour avoir voulu acheter une réputation avec un geste qui n’était pas vrai. L’argent devient mensonge. Voilà l’enjeu : laisser l’argent fabriquer une image, au lieu d’en faire un lieu de vérité.La sortie n’est pas d’abord morale ; elle est spirituelle. Je vous propose un exorcisme concret : donnez. Pas pour « payer Dieu », ni pour vous donner bonne conscience, mais pour casser le pouvoir de l’argent sur vous. Donner, c’est dire : « tu ne seras pas mon maître ».Puis vient la consécration : sanctifier l’argent, non seulement pour colmater l’urgence, mais pour investir dans la vie, créer du commun, relever les fragiles. La justice est la face concrète de l’amour ; l’amour est l’aiguillon de la justice.Et cela vaut aussi pour nos Églises : une réserve peut être prudence, mais la thésaurisation devient une prière de peur. Ce qui dort au coffre endort le cœur ; ce qui circule peut devenir bénédiction.Au fond, l’argent pose une question spirituelle forte : à qui appartiens-tu ?Samuel Amedro, pasteur

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