L’avis d’André Jufer

Salut Pierre,

Un bouquet d’anecdotes m’a fortement intéressé et impressionné. Le nombre à mes yeux phénoménal d’engagements que tu as pris, la liste grandiose d’initiatives que tu as lancées, organisées et gérées, le fourmillement de tes créations pour le bien commun me donnent le tourni. Tu es incroyablement inventif et actif. L’aventure immobilière de Gilamont m’a particulièrement touché. L’incendie de cette superbe et à certains égards pionnière réalisation t’a valu des attaques d’une mesquinerie rare que tu as surmontées avec un sang-froid et une force de caractère remarquables. Yves Christen ne ressort pas grandi dans cette histoire, ni dans d’autres épisodes d’ailleurs. Et quel jeu trouble a joué Chiffelle, pourtant socialiste ? Ah les coups bas que t’ont fait subir non seulement tes adversaires politiques, mais même ceux de ton propre parti ! 
Tu n’as pas baissé les bras, là où plus d’un aurait jeté l’éponge. Dans ce livre, Pierre, nous recevons une belle leçon de courage et de probité. Nous comprenons, à te lire, que ton enracinement chrétien en est la source. Superbe témoignage alors !

Merci pour tout ce que tu as donné. Bien à toi Pierre. André Jufer.

PS: j’ai acquis Le bout du tunnel, que tu recommandes dans le dernier Espoir du Monde, et que je me réjouis de lire. 

André Jufer / chemin de Planchamp-Dessous 4 / CH – 1815 Clarens / mobile +41 76 584 76 82 / ddjufer@sunrise.ch

VOTRE BUDGET EST VOTRE PRIÈRE LA PLUS SINCÈRE !
 L’argent n’est pas seulement un moyen : c’est une puissance. L’Évangile lui donne un nom : Mammon. Non pour diaboliser la monnaie, mais pour dévoiler un maître possible : il promet la sécurité (« avec moi tu ne manqueras pas ») et réclame en échange notre loyauté.Faites un test simple : relisez vos dépenses comme une liturgie. À quoi rendez-vous un culte ? On peut faire semblant avec des mots, des convictions, des postures. Avec l’argent, c’est plus difficile : nos priorités s’écrivent en chiffres – et nos peurs aussi.Dès lors, la question n’est pas « combien ? » mais « qui décide ? ». Ma peur de perdre, mon besoin d’être reconnu, mon désir de me protéger du lendemain… ou ma liberté ?Les Actes racontent Ananias et Saphira : ils ne sont pas jugés pour n’avoir pas tout donné, mais pour avoir voulu acheter une réputation avec un geste qui n’était pas vrai. L’argent devient mensonge. Voilà l’enjeu : laisser l’argent fabriquer une image, au lieu d’en faire un lieu de vérité.La sortie n’est pas d’abord morale ; elle est spirituelle. Je vous propose un exorcisme concret : donnez. Pas pour « payer Dieu », ni pour vous donner bonne conscience, mais pour casser le pouvoir de l’argent sur vous. Donner, c’est dire : « tu ne seras pas mon maître ».Puis vient la consécration : sanctifier l’argent, non seulement pour colmater l’urgence, mais pour investir dans la vie, créer du commun, relever les fragiles. La justice est la face concrète de l’amour ; l’amour est l’aiguillon de la justice.Et cela vaut aussi pour nos Églises : une réserve peut être prudence, mais la thésaurisation devient une prière de peur. Ce qui dort au coffre endort le cœur ; ce qui circule peut devenir bénédiction.Au fond, l’argent pose une question spirituelle forte : à qui appartiens-tu ?Samuel Amedro, pasteur

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