À propos de Pierre Aguet
DE TRES NOMBREUSES RESPONSABILITES
Pierre Aguet est né au Milieu du Monde, à St-Loup, le 2 mars 1938
1944-1954 Primaire à Bottens, Primaire-supérieure au Mont-sur-Lausanne
1949-1953 Concierge de l’église protestante de Bottens (de 11 à 15 ans)
1954-1956 Ecole supérieure de Commerce de Lausanne (administration)
1956-1957 Secrétaire des Unions Chrétiennes de Jeunes Gens Lausanne-St Paul
1962-1970 Secrétaire de la Sté suisse des fonctionnaires postaux, Haut-Léman
1956-1970 Commis postal à Lausanne, Bex, Vevey et Berne.
1977-2003 Chanteur à la Chanson Veveysanne, président de 2000 à 2003
1961-1978 Fourrier de la cp III/2 puis de la cp de l’EM brig. front. 1
Dès 1959 Marié à Liliane Monod. Trois enfants, Joël, Philippe et Line
Dès 1963 Entre au Parti Socialiste de Vevey en octobre
1964-1966 Président de sa Commission politique, lancement du BNV
1965-1968 Vice, puis président JSV.Vice-prés. Jeunesses Socialistes Suisses
1994-2005 Vice-prés. Ass. Galère « La Liberté » et La Liberté Port–Village SA
1968-1970 Président du Parti Socialiste Veveysan et réd. du Bloc-Notes Veveysan
1969-1970 Lancement de l’Avloca et du groupe régional de la FRC, consommatrices
1972-1999 Secrétaire, puis vice, puis président de l’assemblée de paroisse (27 ans)
1988-2000 Prés. FR Socialistes Chrétiens – Synode EERV 2000-2004 CA Bonne Nouvelle
1970-1983 Secrét. cantonal permanent du PSV (multiples présid. de comités d’action)
1970-1983 Membre du Comité central du Parti Socialiste Suisse
1971-1983 Rédacteur de la Tribune Socialiste Vaudoise
1965-199 1Membre du Comité directeur du Parti Socialiste Vaudois (25 ans)
1983-1987 Président de la Régionale Riviera du PSV
1986-2000 Président de la Coopérative de Gilamont-Village + cons.d’ad. coop. Charmontey
1984-2000 Présid. Pro-Habitat 2001 et du caveau Scanavin promotion des vins régionaux1999- 2010 Président Coop de Praz-Dix à Bottens + Vice-prés. romand ASH (Armoup)
1994-200 7Président de la Coopérative du Château de l’Aile (échec)
1990-1994 Président de l’Ass. Régionale pour la préparation à la retraite
2000-2003 Président de l’Ass. des Amis de Chillon, réd. du journal « Pour Chillon »
1964-1982 Conseiller communal et prés. de plusieurs commissions dont finances
1982-2000 Conseiller municipal, dir. Services sociaux, en parallèle dir. Travaux 1986-94
1983-2000 Membre du comité de direction du SIEG
1991-2002 Membre puis président de la SATOM, sté Valdo-valaisanne (déchets)
1982-2000 Président de la Fondation Beau-Séjour (EMS)
1985-1999 Président puis président d’honneur des Jardins familiaux de Gilamont
1987 Président des Fêtes du Rhône, les premières à ne pas faire de déficit
199 Prés. des Fêtes du 700ème ann. Confédération 142 manifs. payées par la Conf.
1998 Président de la Fête du 200ème anniversaire du Canton de Vaud
1998-1999 Fête des vignerons 1999, vice-prés. Commission de la fête en ville
1974-1987 Député au Grand-Conseil Vaudois, comm. de gestion et des finances
1992 Fait venir l’OSEO dans le canton, préside l’OSEO-Vaud de 2001 à 2003
2006 Président des amis de l’OSEO, propr. du nouveau bâtiment du siège
1987-1999 Conseiller national. (gestion + militaire + constructions civiles + instit. Politiques
1991-1995 Délégation des Chambres à l’UIP (Union interparlementaire)
1995-1999 Prés. Délég. Suisse près de l’Assemblée parlementaire de la francophonie
1995-1999 Secrétaire-Rapporteur de la commission Nord-Sud de cette assemblée
1987-1999 Dépose 100 initiatives parlementaires, motions, postulats, interpellations
1992-1997 Président de l’Ass. suisse contre l’argent du crime dans les casinos
1987-1999 Défense active de la mise en valeur du bois et de la politique sociale



UN CALIMERO VAUDOIS : C’est trop injuste.
Nous allons découvrir l’histoire d’un vaudois qui a vécu à la fin du 20èmesiècle. Il a fait des choses étonnantes sur le plan politique, et on n’en a presque jamais entendu parler. C’est à peine imaginable à l’heure où les médias sont avides de réalisations ou propositions qui sortent de l’ordinaire.
S’il a réussi un certain nombre de projets importants, il faut aussi dire qu’assez souvent, ses propositions lui ont échappés et qu’elles ont fait un chemin qu’il n’avait pas envisagé au départ. Il n’a souvent été qu’un déclic plutôt qu’un homme influent capable de renverser seul des montagnes. C’est le cas de la modification de la loi vaudoise sur l’exercice des droits politique et de la modification d’une loi américaine.
Ce Caliméro est né en 1938. Il a commencé par perdre sa mère qui est morte trois jours après sa naissance. Son père s’est remarié. C’est cette deuxième maman qui l’a élevé. Mais son père est mort alors qu’il n’avait que 10 ans et sa deuxième maman est morte alors qu’il n’avait que quinze ans.
Il a eu l’immense chance d’être pris en charge par la pouponnière Nestlé 10 jours après sa naissance, une institution qui peut être comparée à un cinq étoiles pour les bébés. La vie de notre Caliméro étant étonnante d’un bout à l’autre, ne s’est-il pas retrouvé directeur du service qui en avait la responsabilité, 40 années plus tard ?
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Dans cette institution, il a été associé à une manifestation d’envergure : son inauguration en 1938. S’y étaient donné rendez-vous les pontes de la multinationale Nestlé, toutes les grosses pointures de la médecine suisse, deux conseillers fédéraux, tout le conseil d’État vaudois, la municipalité et le futur général Guisan. Les discours étaient remarquables. Il ne s’en souvient pas. Il n’avait que 6 mois.
D’une manière tout à fait étonnante aussi, le conseil de paroisse de son village l’a nommé concierge de l’église paroissiale alors qu’il n’avait que 11 ans. Il avait la responsabilité d’aller allumer le feu dans cette petite église dès quatre heures du matin, le dimanche, et de libérer l’accès à l’édifice lorsque le triangle avait créé des murs de neige allant jusqu’1 mètre. Il devait aussi sonner les cloches à 0900 et à 0950.
Nous retrouvons ce gaillard à 19 ans. Il écrit à la municipalité de Vevey pour pouvoir voter le jour de ses 20 ans. Cela lui est refusé, mais cette démarche engage le Gouvernement vaudois à modifier le règlement d’exécution de la loi sur l’exercice des droits politiques. C’est assez encourageant, pour un futur citoyen qui va consacrer toute sa vie à la politique.
Où va-t-il encore nous étonner ? Lors d’une rencontre des responsables des jeunesses socialistes suisses à Aarau en 1966, il propose de diminuer le budget militaire du pays de 20% et invite ses amis à faire cette proposition dans toutes les sections du PSS. Cette proposition suivie par le congrès du PSS à Bienne aboutit. Le groupe socialiste des chambres fédérales, avec l’aide du PDC, obtient que le budget militaire de la Confédération suisse de 1967 soit amputé de cent millions.
Nous retrouvons notre Caliméro au Conseil national quelques années plus tard. Alors que c’est systématiquement les Etats-Unis qui font pression sur notre pays pour modifier les lois qui organisent le milieu bancaire suisse, il fait une interpellation qui conduit à la modification d’une loi américaine.
Participant exceptionnellement à la commission de la santé du CN, il organise une démarche qui aboutit au blocage des primes de l’assurance maladie pendant deux ans. C’était avant la LAMAL et en soutien à une proposition du Conseil fédéral. Mais le lobby des assureurs domine déjà les débats sous la coupole.
C’est trop injuste…Il se plaint, auprès d’un journaliste de 24Heures. Son travail au Conseil national et ses conférences de presse font l’objet de commentaires dans 24 journaux de la presse suisse alémanique, ses propos au parlement sont relatés dans le rapport du Club de Rome, mais jamais un seul mot ne lui est consacré dans la presse romande ou lausannoise. Il reçoit la réponse suivante : Il vaut mieux être le premier à Rome que le deuxième à Lausanne…
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Un « razipet », on n’aime pas ça. Un lanceur d’alerte, on peut l’estimer, mais on ne veut pas le fréquenter. Or notre Caliméro dénonce les magouilles financières américano-suisses ce qui met fort mal à l’aise le gouvernement. Il dénonce l’alignement de ce Conseil fédéral sur les vœux du Vorort, nom ancien d’Economiesuisse. Il dénonce les fumeux et juteux projets des grands casinotiers. Il dénonce les servitudes de la presse à l’égard des financiers qui paient la publicité. Il dénonce un club d’incendiaires.
Il va même par proposer à la tribune du Conseil national que le Conseil fédéral traîne en justice les trois grandes banques qui portent le nom de suisse (SBS, UBS, CS) et salissent ce nom à lire la presse et toute la littérature. Guy Béart comprend et chante : Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté. Jean Ferrat chante : …vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire, arraché le drapeau de servitude à l’Acropole…et on vous a jetés…dans la fosse commune de l’Histoire.
Les journaux étant dans le camp des puissances de l’argent qui les financent avec la publicité, on peut comprendre qu’ils se soient donné le mot pour ne pas parler de ce conseiller, mais ses amis politiques ne l’ont pas fait non plus. S’ils l’ont toujours bien élu, ils ont été peu nombreux à soutenir publiquement ce citoyen qui disaient tant de choses désagréables. C’est mauvais pour l’image. Mieux vaut rester à distance.
A la demande du groupe parlementaire, ce citoyen va encore être responsable de diverses créations. C’est lui qui propose que les chômeurs ne soient pas seulement indemnisés, mais qu’ils puissent recevoir des formations complémentaires leur permettant de retrouver un travail dans un secteur d’activité moins chahuté que celui qui les a congédiés.
C’est également lui qui propose que les étrangers qui demandent à obtenir la citoyenneté suisse n’aient pas à renier leur ancienne nationalité. Grâce à la connivence d’un collègue libéral de Neuchâtel, il obtient assez vite la modification de la loi dans ce sens. La double nationalité est enfin admise pour ces nouveaux suisses.
Les diplômes des écoles suisses qui forment les ingénieurs en dehors des EPF ne sont pas reconnus sur le plan international. Dès lors c’est encore lui qui invite le Conseil fédéral à créer les Hautes Écoles Spécialisées organisées dans toute la Suisse dont les diplômes sont désormais reconnus au plan international.
Au Conseil national, il présente en moyenne, deux propositions personnelles par session pendant 12 ans. La moitié trouvent un écho favorable. Un bon nombre sont refusées par l’exécutif comme, par exemple, celle où il propose que le Conseil fédéral traine en justice les grands instituts financiers qui portent le nom suisse et alimentent la presse et la littérature par leurs collaborations avec tous les gangsters du monde.
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Au plan cantonal, c’est à lui que le Parti Socialiste Vaudois, contre la volonté de ses responsables les plus influents, demande d’organiser son premier secrétariat permanent. En une dizaine d’années, il augmente le nombre de ses membres cotisants de 1900 à 3200, créecinq sections nouvelles, rédige un journal diffusé près de vingt fois l’an à 25’000 exemplairesadressés, participe à la rédaction d’une trentaine de journaux de sections vaudoises, distribués à tous les ménages 4 fois l’an.
Sur le même plan cantonal on doit lui être reconnaissant d’avoir été à la base de la création de l’OSEO-VAUD qu’il a présidé deux fois, une institution qui occupe plus de deux cents collaborateurs et aide les jeunes en difficulté à s’insérer dans le monde du travail, ce qui leur permettra d’être indépendants et de pouvoir organiser leur vie selon leurs vœux.
Il a également été la cheville ouvrière de la mise sur pied de l’EMS Beauséjour et de sa dépendance, le Centre de jour du Panorama. Si c’est d’autres collègues qui en ont eu l’idée, c’est à lui qu’est revenu l’honneur de les présider pendant leurs deux premières décennies.
On lui doit la création des petits jardins familiaux de Gilamont où environ 70 familles peuvent bénéficier chacune de 150m2 de terrain où ils cultivent fleurs et légumes et où ils ont tous construit une petite cabane qui leur sert de résidence secondaire. Ces jardins donnent à la commune de Vevey une rentabilité multipliée par 20.
Il a également créé une coopérative d’habitation de 60 appartements en bois dans les hauts de Vevey. Il s’agit d’appartements qui ont été les meilleurs marchés du canton pendant environ 15 ans. Ils ont subi un incendie dont il est persuadé qu’il s’agit d’un sabotage volontaire.
D’autres succès de son activité parlementaire peuvent encore être mis à son crédit. Une démarche peu efficace sous la coupole, parce que formulée avec 2 années d’avance, a tout de même conduit au maintien de l’exploitation de la ligne de train ASD, Aigle-Sépey-Diablerets.
Avec l’aide précieuse de Olivier Duperrex et Gilles Pidoux, il a organisé les 142 manifestations veveysanes relatives à la célébration des 700 ans de la Confédération suisse. Ces importantes dépenses n’ont rien coûté à la ville dont il était également membre de l’exécutif. Le montant obtenu de Berne correspondait à son salaire de municipal pour toute une législature.
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